Musitechnic Academy

 

Une review de Fran-6


 

Nerve c’est un site Internet. Un jeu pour les braves. C’est vérité ou conséquence sans la vérité. On peut être visionneur ou joueur, chacun doit payer pour faire fonctionner l’application et c’est les visionneurs qui donnent les conséquences aux joueurs. Mais attention, ces voyeurs on accès à toutes vos informations personnelles et basent leurs défis sur vos peurs et votre passé. Les défis sont anodins au départ, mais pourtant les prix sont alléchants. Il n’y a qu’une seule règle : c’est de ne pas parler de Nerve et surtout pas à la police. Le grand prix? Gloire et honneur, après avoir vaincu le 2e finaliste dans la grande arène. Pour gagner? Vous attirer l’attention des voyeurs pour qu’ils vous aiment, c’est tout! Alors sortez votre cellulaire et filmez-vous, le monde lui-même ne sait pas qu’il vous attend.

 

 

Livre adapté au grand écran, il fallait réadapter l’histoire pour la rendre cool et branchée auprès d’un public très demandant. C’est ce que réussis l’équipe de production derrière le film avec brio. Mais qui donc approcher pour la trame sonore? Avec « Tron : L’héritage » qui a pu s’attirer l’attention des Daft Punk on pourrait s’attendre justement à un jeune prodige de la musique électronique, mais pourtant, c’est Rob Simonsen, compositeur de musique de film, qui aime composer avec un orchestre, qui se retrouve à se glisser dans la peau d’un compositeur de musique électronique avec une touche des années ’80. On le retrouve dans plusieurs projets comme: « The Age of Adaline », « The Imaginarium of Doctor Parnassus », « Life of Pi » et « The Way Way Back ». Il fait partie de l’ensemble d’artistes « The Echo Society » et a commencé à faire de la musique pour le cinéma en 2003. Il fait surtout de la musique additionnelle ou de l’adaptation pour l’image de projets créés par le compositeur principal.

 

 

Peut-être que, justement, on cherchait une trame musicale qui allait être plus subtile que celle de la magnifique « Tron : L’héritage » qui prenait beaucoup de place. Alors Rob se glisse avec des beats bien posés aux moments les plus subtils du film, qui, déjà, est bourré de chansons électroniques. Il réussit tout d’abord à unir tout cet ensemble sans réutiliser de thèmes de certaines chansons et son travail devient aussi subtil que n’importe lequel de ces collègues : devenir invisible aux sens du visionneur dans la salle de cinéma. La mission principale du monteur d’images est de faire un montage fluide et transparent, même chose pour le mixeur sonore. Rarement l’on assiste à un mélange aussi uniforme côté de la musique. Surtout quand la musique composée n’a rien à voir avec les chansons choisies. Pourtant c’est à la sortie de la salle que je me suis empressé d’aller écouter la bande originale avec attention. C’est là que j’y ai découvert toute l’atmosphère des scènes et certains hits que je ne peux m’empêcher de mettre sur « repeat » à la fin du morceau.

 

« Night Drive » par Rob Simonsen

 

Dans ces hits nous retrouvons bien entendu « Night Drive », qui démontre l’utilisation d’une chorale d’enfants qui est utilisée tout le long du film. Avec son tempo embarquant il nous offre tout ses ingrédients et ensuite les unis ensemble dans la mélodie qui débute avec un beat de drum très simple et pourtant si entraînant. Par la suite les solos de synthétiseurs s’additionnent et le tout devient plus épique, sans trop le devenir. On reste dans l’ambiance générale du film. Je crois personnellement que Rob a beaucoup profité du fait que le personnage principal du film est une fille, car ce son ne fonctionnerait pas du tout pour accompagner un homme.

 

« Verrazano » par Rob Simonsen

 

Ensuite, comme une belle surprise on retrouve « Verrazano » sortie tout droit d’un vieux vinyle. C’est à si méprendre. Le tout est tellement, mais tellement stylisé qu’il est impossible de ne pas dodeliner de la tête quand la mélodie commence. On se croirait réellement dans une Arcade et elle rappelle beaucoup l’ambiance des morceaux nocturnes que les Daft Punk nous avaient offerts dans Tron.

 

Le tout est vraiment un mood qui avance dans une même direction et qui est très agréable à écouter le soir en navigant sur l’Internet ou tout simplement en faisant la lecture du roman par Jeanne Ryan.

 

Tout cela nous fait songer sur le fait que, si quelqu’un qui ne nous a jamais offert de musique électronique auparavant peut faire un aussi beau travail, est-ce possible que la musique électronique pourrait être accomplie par n’importe quel musicien possédant une formation plus classique? Suffit-il d’être capable de comprendre le « pattern »? Il faut avouer qu’elle peut être très simple à faire de nos jours, mais maintenant on cherche un travail plus raffiné, le plus complet possible. Serait-ce la différence? Non pas un travail difficile, mais plutôt réussir à faire quelque chose d’unique!

 

Je vous mets au défi!
Bonne écoute,

 

Fran-6

26 août 2016

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